19 octobre 2005
George and Co
Portrait d'une librairie en vieil homme
Portrait of a Bookstore as an Old Man
documentaire franco-américain de 52 minutes réalisé par gonzague pichelin et benjamin sutherland, produit par sycomore films (2003), et distribué par film option paris, france. la musique est composée par michael galasso (in the mood for love et chungking express).
a 52-minute franco-american documentary by benjamin sutherland and gonzague pichelin, produced by sycomore films, Paris and distributed by film option. the score is composed by michael galasso (in the mood for love and chungking express).
17 octobre 2005
distributeur / distributor
George and Co, Portrait d'une librairie en vieil homme est distribué par Film Option
Portrait of a Bookstore as an Old Man is distibuted by Film Option
Web site: www.filmoption.com Email: email@filmoption.com
Montréal Office
3401 St-Antoine, Westmount, Quebec H3Z 1X1 CANADA
Tel.: (514) 931-6180, Fax: (514) 939-2034
Lizanne Rouillard, Vice President - lizanne@filmoption.com
French & Latin World, Ireland, Africa and Middle East
16 octobre 2005
presse / press
diffuseurs / broadcasters
Le film documentaire de 52 minutes George and Co, Portrait d’une librairie en vieil homme, a été diffusé sur Kunstkaanal, au Pays-Bas (diffusion illimitée, de février 2004 à février 2005), sur la RTBF, en Belgique (2 diffusions, de septembre 2004 à septembre 2008) et sur Yle, en Finlande (2 diffusions uniques en mars 2004). Le documentaire a été acheté par Sundance Channel, aux États-unis (diffusion illimitée de septembre 2005 à août 2007), par RAISAT, en Italie (diffusion illimitée, de mars 2005 à septembre 2006), par Book Television, au Canada (diffusion de juin 2005 à mai 2007), et par le Forum des Images de la ville de Paris (consultation publique à la vidéothèque du Forum).
The 52-minute documentary Portrait of a Bookstore as an Old Man has been sold to Kunstkaanal (the Netherlands, rights for unlimited broadcasts from February 2004 to February 2005), RTBF (Belgium, rights for 2 broadcasts non-exclusive from September 2004 to September 2008), YLE (Finland, rights for 2 broadcasts in March 2004), RAISAT (Italy, unlimited broadcasts from March 2005 to September 2006) and BookTelevision (Canada, non-exclusive rights for unlimited broadcasts from June 2005 to May 2007) and the Sundance Channel (USA, unlimited exclusive broadcasts from September 2005 to August 2007). The Forum des Images, the vidéothèque of the City of Paris, has purchased the film for individual viewing.
Pour connaître les dates de diffusion sur Sundance Channel, cliquer sur le lien ci-dessous et tapez "Portrait" dans “find a film box.”
For further details, visit www.sundancechannel.com and type “portrait” in the “find a film box”,
or click here.
gonzague pichelin — réalisateur documentaire
Gonzague Pichelin est réalisateur documentaire depuis 1998. Avec Benjamin Sutherland, il a réalisé, monté et produit, George and Co, Portrait d'une librairie en viel homme, documentaire de 52' d'un libraire américain de 92 ans — l'un des derniers esprits de la beat generation — propriétaire de la librairie Shakespeare & Compagnie, à Paris, où travaillent et vivent des étudiants et écrivains du monde entier. Le film est distribué par Film Option (Canada). Il est diffusé en France et à l’étranger sur Rai Sat (Italie), Yle (Finlande), RTBF (Belgique) Book Television (Canada). Il est actuellement diffusé sur Sundance Channel (États-Unis). Gonzague Pichelin a également tourné et financé deux films documentaires, actuellement en cours de production : Nico le Descendeur, portrait documentaire de 52' sur les pérégrinations africaines d'un Breton, livreur de voitures (Bretagne, Maroc, Mauritanie, Sénégal) et Clear Water College, documentaire de 90' retraçant 2 ans de la vie d'étudiants d'un ranch-école au cœur du désert du Nevada (États-Unis). Professeur à l’Institut des Médias, à Paris, il dirige pour la 3e année consécutive, des sessions trimestrielles sur l’écriture et la réalisation de projets documentaires avec des étudiants de second cycle.
Gonzague Pichelin, documentary filmmaker since 1998, directed, edited and produced (along with co-director Benjamin Sutherland) the 52-minute documentary Portrait of a Bookstore as an Old Man. The film, about a 92-year-old member of the Beat Generation and his Paris bookstore-commune where traveling writers and students live for free while working in the shop and writing, is distributed by Montreal-based Filmoption. The documentary has been purchased by Sundance Channel (USA), RaiSat (Italy), YLE (Finland), RTBF (Belgium) and BookTelevision (Canada). Pichelin has financed and shot two other documentaries now in production: Nico le Descendeur, a 52-minute portrait of a French smuggler of cars to Africa (filmed in France, Spain, Morocco, Mauritania and Senegal) and Clear water College, a 90-minute documentary that follows two years in the life of students in a student-run ranch-college in the Nevada desert. Pichelin is a professor at the Paris-based Institut des Médias, where he is now teaching college students, for his third consecutive year, the writing, filming and editing of documentaries.
george se brûle les cheveux/... burns his hair
festivals
Le documentaire a gagné le premier prix au Festival du film du Printemps des Poètes. Il a fait partie de la sélection du Festival International du Film de Santa Barbara, Le Festival du Film de Mexico (FICCO) et le ERA New Horizons film festival, en Pologne.
The documentary won first prize in France’s Printemps des poètes film festival. It was part of the official selection in the Santa Barbara International Film Festival, Mexico City’s FICCO film festival and Poland’s ERA New Horizons film festival.
14 octobre 2005
version française
George and Co
Portrait d'une librairie en vieil homme
SYNOPSIS
En
1951, George Whitman ouvre une librairie communautaire au cœur de
Paris. Plus d'un demi-siècle plus tard, à 92 ans, il trône encore dans
ce « repaire de poètes et d'anarchistes camouflé en librairie ». Près
de 40 000 voyageurs ont séjourné à Shakespeare and Company. En échange
de leur lit, George leur enjoint d'écrire un livre, leur demande
d’astiquer le sol, de tenir la caisse, réparer les étagères, chasser
les intrus et préparer la soupe commune. George aboie sur les clients,
se coupe les cheveux à la bougie et colle sa moquette avec de la pâte à
crêpes. Claquemuré dans son fief, échoppe labyrinthique, vétuste et
feutrée, il a encouragé, nourri et logé le gotha littéraire de la
deuxième moitié du XXe siècle : Henry Miller, Anaïs Nin, Jacques
Prévert, Allen Ginsberg, William Burroughs, Gregory Corso, Lawrence
Ferlinghetti, James Baldwin et Richard Wright. Prenez place. Entrez
dans l'utopie rapiécée du dernier des beats, l’ultime sanctuaire des «
vagapoètes ».
LE TOURNAGE DANS LES DÉCORS

Le
film offre une vision intimiste de ce haut lieu de culture libertaire
anglophone implanté au cœur de la capitale. Les réalisateurs ont reçu
un accueil privilégié auprès du libraire (Benjamin Sutherland, qui a
vécu et travaillé à la librairie, connaît George depuis 1994). Ils ont
séjourné dans la librairie, dormant à même le sol, évoluant parmi les
clients, le propriétaire et les hôtes de passage.
La plupart des
séquences sont tournées dans la librairie, parmi les hôtes, au milieu
des lits et des rayonnages, entre les piles de livres, dans le dédale
de venelles, de recoins et d'alcôves, au rez-de-chaussée de l'annexe
des livres rares, dans les caves humides, où s'empilent des caisses de
livres moisis, dans la bibliothèque, dans les toilettes de l'escalier
tapissées d'invendus (recyclés comme papier fesses), dans la chambre à
coucher de George et dans l'appartement du 3e étage - infesté par les
bêtes à bois et réservé aux invités de marque. Quand George se couche,
la caméra traque les hôtes de la librairie, qui nagent dans la Seine,
dînent dans la bibliothèque, sifflent du vin en grattant la guitare
derrière la caisse, font la fête après la fermeture.

D'autres
entretiens avec des écrivains connus sont réalisés à Paris, à San
Francisco, à Los Angeles, à Santa Barbara et à Essaouira, au Maroc. Des
sites historiques sont filmés, y compris la librairie et maison
d'édition City Lights à San Francisco et, à Paris, rive gauche, les
anciens appartements d'André Gide et d'Albert Camus (où vit l'écrivain
Jean-Pierre Faye) et de Sylvia Beach (où vit le biographe John Baxter).
Nous avons aussi filmé le poète grec Nanos Valaoritis dans son
appartement parisien où se réunissaient les « beats » (William
Burroughs et Gregory Corso, défoncés, discouraient sur les insectes
tropicaux).
LES PERSONNAGES
George
George
s'agite en trimballant des cartons de livres, comme un « diable dans sa
boîte », nous dit le propriétaire du restaurant voisin. Le saint patron
des écrivains fauchés et des voyageurs contemplatifs se tient debout au
soir de sa vie devant sa librairie, buriné comme un papier chiffon.
George trône parmi ses hôtes, dans le dédale de sa librairie, extension
baroque de sa personnalité. Pâle, have, pas rasé, portant son veston
pérenne de flanelle rouge taché, le voici avachi derrière la caisse à
toiser Notre-Dame. George est fier d'avoir engendré à 70 ans sa fille,
Sylvia Beach Whitman. Il se coupe les cheveux à la bougie (plus rapide
qu'un coiffeur, nous dit-il) et lave - rarement - ses costumes de
velours tachés dans la baignoire-sabot du 3e étage. Quand ça lui
chante, il aboie sur les clients, accuse les voyageurs d'attirer les
punaises et charme les visiteuses en leur parlant russe, français,
espagnol ou italien. Chaque lundi soir, il organise des lectures
poétiques, chaque dimanche après-midi, des rendez-vous cosmopolites
autour d'un thé, et, aux beaux jours, orchestre des dîners
communautaires sur le trottoir de sa devanture. George n'a pas installé
d'alarme anti-vol, mais vend ses livres avec des marges confortables.
Il refuse d'acheter des sacs pour la clientèle, consolide lui-même les
étagères avec du fil de fer et recycle de vieux papiers chinés dans les
poubelles voisines. L'historienne littéraire Noël-Riley Fitch nous
raconte le matin où elle a vu George rapporter fièrement une cagette de
viande dénichée derrière quelque restaurant des environs et destinée à
ses hôtes.
George et ses hôtes
Si vous êtes
un client matinal, ne vous étonnez pas de croiser quelques silhouettes
blafardes, emmêlées dans des sacs de couchage, pestant contre le jour
qui se lève et recouvrant à la hâte les lits avec des livres. Ce sont
les hôtes de ces lieux ; ils ont passé une nuit agitée, se sont couchés
aux aurores, à boire et à refaire le monde dans toutes les langues,
encore habités de rêves anarchistes, redoutant la poussière et les
bêtes de sommiers, le filet d'eau glacée de la fontaine Wallace, qui
vous douche bien après l'aube, juste avant d'avaler les fameux «
pancakes » de George, les yeux fermés et l'estomac noué (l'une des
hôtes a cru y déceler le goût de détergents). Ne vous étonnez pas non
plus de croiser une jeune fille qui recolle avec de la pâte à crêpes
les rebords de la moquette du rez-de-chaussée (George dit que c'est
moins cher que chez le marchand de colle et ça fait l'affaire).
Tous
les hôtes ne prétendent pas être des écrivains ou des poètes, mais tous
sont tenus d'écrire une courte autobiographie avant de mériter leur lit
(cinq cageots poussiéreux remplis d'environ 40 000 pages écornées sont
stockés au 3e étage). Certains ne restent qu'une nuit. D'autres,
souvent des écrivains confirmés, s'attardent : Kathleen O'Hara, la
journaliste canadienne, est restée cinq semaines pour rédiger des
tracts politiques contre la mondialisation ; Ablimit Kerim, étudiant
musulman chinois, campe au premier étage depuis deux ans ; Simon Green,
poète et traducteur anglais, sorte de Don Quichotte pugnace, vit depuis
cinq ans dans l'annexe des livres rares, où il toise les clients.
George et ses illustres amis
George
a offert le gîte et le couvert à des générations d'écrivains, parmi
lesquels on compte Henry Miller, Anaïs Nin, Bertolt Brecht, Arthur
Miller, Graham Greene, William Styron, Ray Bradbury, Howard Zinn,
Lawrence Durrell, Jacques Prévert, Louis Aragon, François Truffaut,
Philippe Sollers, Peter Matthiesson, les figures de la beat generation,
William Burroughs, Allen Ginsberg et Gregory Corso, sans compter les
écrivains noirs américains Richard Wright, James Baldwin et Langston
Hughes. La plupart de ces écrivains sont mentionnés dans le film au
travers d'anecdotes. (Feu Gregory Corso, furieux contre George, qui
avait perdu son manuscrit laissé en gage, s'est vengé en emportant des
sacs de livres. Aujourd'hui, les chasseurs de trésors fouillent encore
la librairie pour retrouver le recueil inédit des poèmes de Corso.)
Parmi
les personnalités interviewées, citons Lawrence Ferlinghetti (ami de
George Whitman et éditeur des écrivains de la beat generation), Karl
Orend (éditeur parisien et ancien employé de la librairie), Noël-Riley
Fitch et Thirza Vallois (deux historiennes de la littérature américaine
à Paris), l'écrivain Jean-Pierre Faye (du mouvement littéraire Change),
Robert Cordier (figure de la beat generation en France et ami d'Allen
Ginsberg, Jack Kerouac et Gregory Corso), John Baxter (biographe
australien), Christopher Cook Gilmore (écrivain et ami de Paul Bowles)
et Nanos Valaoritis (poète grec et ami de Nikos Kazantzaki et d'André
Breton).
George et les rumeurs
Que ne dit-on
pas d'un homme qui gère une librairie sans téléphone ni ordinateurs,
avec des murs qui se lézardent, un plafond que la pluie traverse -
noirci lors d'un incendie récent - et des voyageurs qui dorment sur une
moquette sale ?
On dit que George paye des plombiers,
électriciens et charpentiers de fortune en leur offrant un lit, qu'il
gueule pour se maintenir en forme, qu'il est archi-pingre, qu'il vend
des livres rares pour des clopinettes. Un habitué se plaint que George
lui ait demandé de couper l'arbre de la devanture (George dit qu'il
masque la vue sur Notre-Dame).
LA LIGNE DOCUMENTAIRE
À
ses débuts, George Whitman ne veut pas vendre de livres. Il rêve
d'écrire et de voyager. Jeune diplômé en espagnol et en russe de
l'université d'Harvard, il part pour l'Amérique centrale et décide de
faire le tour du monde à pied, tout en noircissant les pages de ses
carnets. Il pense voyager ainsi pendant sept ans. Mais il n'en est
rien. En 1946, il interrompt son périple et se fixe à Paris. Plus d'un
demi-siècle plus tard, George est devenu une célébrité malgré lui.
Claquemuré dans son fief, échoppe labyrinthique et feutrée, George a
encouragé, nourri et logé le gotha littéraire de la deuxième moitié du
XXe siècle.

Le documentaire dresse le portrait d'un agitateur
littéraire, témoin du siècle, petit patron de librairie cerné par de
jeunes écrivains. À mesure que le film explore les lieux et interroge
les hôtes, nous coudoyons l'homme. George Whitman, la figure historique
s'estompe ; George, le libraire excentrique et solitaire, au seuil de
la mort, entre en scène. Le film commence par évoquer la légende et
l'œuvre du vieil homme et finit au creux de son intimité.

Au
début du film, le regard plonge au cœur de la librairie, lépreuse,
croulante, mais plus que jamais ouverte à tous. On épie George trônant
parmi ses hôtes, des écrivains campés chez lui, qu'il malmène, console
et cajole et qui témoignent de ses lubies et de sa tendresse. D'autres,
qui l'ont connu et ont fréquenté sa librairie, racontent des anecdotes
sur son avarice, sa générosité, sa folie, ses extravagances, ses
démêlés avec les clients et ses hôtes. On assiste à des scènes intimes
- des hôtes se couchent, écrivent, lisent, flirtent, s'amusent et
dînent sur le trottoir de la devanture ; à des scènes de travail - ils
nettoient, entretiennent, réparent, cuisinent, tandis que règne une
effervescence littéraire : des rencontres, des évènements, des lectures
de poèmes en public ont lieu régulièrement depuis cinquante ans. George
est omniprésent. Tantôt fouettard, tantôt charitable, il est secret,
imprévisible, insaisissable.
Aujourd'hui, bien qu'il regrette
son long voyage inachevé, George évoque les voyageurs qui viennent à
lui, le monde inexploré qui frappe à sa porte. Il songe aux livres
qu'il voudrait écrire... Selon un ancien employé de longue date, Karl
Orend, George serait devenu une espèce d'écrivain ; non pas un
romancier qui manipule ses personnages, mais plutôt un marionnettiste
qui tire les fils des quelque 40 000 hôtes bibliophiles qui ont
traversé sa vie et dont les autobiographies s'amoncellent dans de gros
cartons éventrés. À la fin du film, George câline deux jeunes filles
parmi ses préférées, leur raconte une histoire, récite un poème de
jeunesse presque oublié et se livre à l'une de ses excentricités
familières : se couper les cheveux en les brûlant à la flamme d'une
bougie.

Le film est donc le portrait de George Whitman, de ses
hôtes, dans le dédale de sa librairie, qui n'est rien moins qu'une
extension de la personnalité baroque du vieil homme - mi-ange,
mi-démon, comme il se dépeint lui-même. Le film, vivant et joueur,
témoigne de l'amour des auteurs pour George Whitman, le libraire
excentrique.
L'HISTOIRE
La rue de la
Bûcherie est l'une des plus vieilles rues de Paris. Anciennement
appelée Buscherie et Boucherie, elle fut tracée aux alentours de l'an
600, et se situait en face de l'ancien port aux Bûches, d'où son nom.
Les fondations datent du IXe siècle ; le bâtiment actuel fut érigé
probablement au XVe siècle, alors occupé par des moines et appelé la
Maison du Moustier.
En 1951, George rachète pour l'équivalent de
500 $ le pas-de-porte délabré d'un épicier arabe, au pied du bâtiment
actuel, et ouvre sa librairie. Auparavant, George vendait des livres
dans sa chambre de l'Hôtel de Suez situé à proximité, sur le boulevard
Saint-Michel. Huit ans plus tard, George installe l'électricité, et les
ventes chutent, car une partie de la clientèle regrette l'atmosphère
romantique des bougies. Aujourd'hui, la boutique accueille la clientèle
de midi à minuit, bien qu'en pratique, George ouvre les portes dès
qu'il se lève.
LA DOCUMENTATION
Le film,
largement documenté, est illustré des coupures d'articles de la presse
panaméenne relatant les voyages de jeunesse de George ainsi que
d'anciennes photographies d'écrivains, habitués de la librairie,
provenant de fonds privés à Paris, à Los Angeles et à San Francisco.
Des notes et des lettres d'Anaïs Nin, de Jacques Prévert, de
LangstonHughes, de Julio Cortàzar, de Paul Bowles, d'Allen Ginsberg, de
Lawrence Durrel et de Howard Zinn, provenants de la collection privée
de George, ont également été filmées. Des recherches historiques ont
été menées aux Archives nationales, à la bibliothèque Forney et à la
Bibliothèque historique de la ville de Paris.
LA MUSIQUE
La
musique est écrite et interprétée par Michael Galasso, compositeur
américain qui a signé une partie de la bande son de In the Mood for
Love et Chungking Express, deux films réalisés par le cinéaste de
Hong-Kong, Wong Kar-wai. Vous pourrez lire, en anglais ou en français,
une courte autobiographie du musicien et entendre un échantillon de ses
compositions en vous rendant sur son site : www.michaelgalasso.com.
LES LANGUES
Plus
des trois quarts du film sont en anglais ; le reste est en français. Il
existe une version française et une version anglaise.
english version
Portrait of a Bookstore as an Old Man
THE SYNOPSIS
In 1951, the Bostonian George Whitman opened a bookshop-commune a stone's throw from Notre-Dame Cathedral in Paris. George, 93, still runs his "den of anarchists disguised as a bookshop." He offers free, dirty beds to poor literati, cuts his hair with a candle, glues the carpet with pancake batter, explodes in fits of anger and cuddles pretty guests. More than 40,000 travelers, writers, poets, students and political activists have slept among the books in the Shakespeare and Company bookstore, nicknamed the Rag and Bone Shop of the Heart. Guests repair sagging shelves, tend the till, lug books, mop the floor with newspapers, spot shoplifters, throw parties and make soup or love. George asks them to give poetry readings, read books off the shelves... or write their own. Many have. Henry Miller, Anaïs Nin, Pablo Neruda, Julio Cortázar, Paul Bowles, Jacques Prévert, William Burroughs, Allen Ginsberg, Gregory Corso, Lawrence Ferlingetti, Richard Wright, James Baldwin, Langston Hughes and Peter Matthiessen, among others, have all eaten, slept and written at George's. Welcome to the makeshift utopia of the last member of the Beat Generation.
THE SHOOTING AND THE SETS
The film offers an unprecedented insiders' view of this haut lieu of free-spirited anglophile and bibliophile culture in the heart of Paris. The filmmakers enjoyed complete access to the site (Benjamin Sutherland, who has lived and worked in the store, has known George since 1994). To film the action, the team slept on the shop floor by night and followed shoppers, the owner and guests by day.
Most sequences are shot in the shop, among the bookcases, beds, and piled-up books in the ground-floor store and antiquarian book annex, in the labyrinthine cellar and reading room, in the book-lined stairwell toilet (the pages double as toilet paper) and in George's bedroom and kitchen in the bug-infested forth-floor apartment, reserved for illustrious guests. Once George is in bed, the camera follows bookstore guests as they swim in the Seine, throw parties, eat supper in the reading room and drink wine while strumming a guitar at the till.
Additional interviews with well-know writers are filmed in Paris, San Francisco, Santa Barbara, Los Angeles and Essaouira (Morocco). Historic locations include San Francisco's City Lights Bookstore and, in Paris, interiors of the buildings of Sylvia Beach and Albert Camus and André Gide (where Jean-Pierre Faye now lives). Greek poet Nanos Valaoritis speaks in his Paris party flat (where Allen Ginsberg, William Burroughs and Gregory Corso got high and discussed insects).
THE CHARACTERS
George
George continues to bustle about, lugging books to-and-fro "like a devil in his box," according to the café-owner next door. George boasts about his daughter, Sylvia Beach Whitman, that he fathered 20 years ago. He trims his hair with a burning candle (it's faster than a barber, he says) and occasionally washes his ruffled, stained velvet suits in the bathtub. George enjoys barking at customers, blaming travelers for bringing in bed bugs and charming girls. He sponsors Monday-evening poetry readings, cosmopolitan Sunday tea-parties and, during summer, dinner parties on the sidewalk out front. George hasn't installed a shoplifting alarm; instead, he marks up prices and cuts costs elsewhere. He repairs shelves with scrap wire, refuses to buy shopping bags and rummages through the trash. Literary historian Noël Riley Fitch recounts the morning she saw a proud George return with meat and "discarded food objects" pulled out of trashcans behind restaurants. He cooked up the booty to feed himself and his guests.
George's Guests
Bookstore guests are everywhere, and early-morning customers mingle with travelers crawling out of their sleeping bags, washing at the Wallace fountain out front or wolfing down George's famous pancakes while they cover their mats with books for sale. (One guest complains George's pancakes taste like cleaning products.) No need for alarm if you see a backpacker pouring pancake batter under the carpet, either. It's cheaper than store-bought carpet glue and works just fine, George says.
Not all guests claim to be writers, but everyone has to write a short autobiography before getting a bed (five crates full of the dog-eared life stories collect dust up on the forth floor). Some travelers just stay for a night; bona-fide writers usually stay longer. Canadian journalist Kathleen O'Hara stayed for five weeks to write anti-globalization political tracts; Ablimit Kerim, the Chinese Muslim and student of French, has been camping in the upstairs library for two years; Simon Green, a British poet, translator and fierce Don Quixote has lived in the rare-book annex for five years, ignoring (or insulting) customers.
George's Illustrious Friends
George has befriended, lodged, fed and encouraged generations of writers, including Henry Miller, Anaïs Nin, Paul Bowles, Bertolt Brecht, Arthur Miller, Graham Greene, William Styron, Ray Bradbury, Howard Zinn, Lawrence Durrell, Jacques Prévert, Louis Aragon, François Truffaut, Philippe Sollers, Peter Mattiesson, Barbara Tuchman, Howard Zinn, Richard Wright, James Baldwin, Langston Hughes and the Beat Generation icons William Burroughs, Allen Ginsberg, Gregory Corso and Lawrence Ferlinghetti. Most are mentioned by a third party in filmed anecdotes; others are represented by inserts of their letters to George. (The late Gregory Corso, furious at George for losing the only copy of a manuscript left as loan collateral, retaliated by carrying off sacks of books. Treasure hunters have yet to find the unpublished Corso poems.)
Interviewed personalities include Lawrence Ferlinghetti (friend of George and publisher of the Beat Generation poets), Karl Orend (publisher and former employee), Noël Riley Fitch and Thirza Vallois (two historians of American literary life in Paris), Jean-Pierre Faye (French author and leader of the literary movement Change), Robert Cordier (French member of the Beat Generation and friend of Allen Ginsberg, Jack Kerouac and Gregory Corso), John Baxter (Australian biographer), Christopher Cook Gilmore (writer and lifelong friend of Paul Bowles) and Nanos Valaoritis (Greek poet and friend of Nikos Kazantzakis, André Breton and William Burroughs). All speak of their relationship with George and his mad, extravagant institution.
George and the Gossip
What do the neighbors say about a man who runs a crumbling bookstore with no telephone, no computer, a leaky, fire-blackened ceiling and visitors sleeping on the dirty carpet? They say George exploits guests for free labor, yells and insults to stay fit, hoards money and sells off valuable editions for peanuts. A habitué complains George urges him to cut down the trees out front (they block his view of Notre-Dame).
THE DOCUMENTARY'S STRUCTURE
As a young man, George dreamed of traveling and writing. With a degree in Russian and Spanish from Harvard, George set off to Central America. He planned to walk around the world, filling notebooks, for seven years. He didn't. In 1946, George stopped in Paris and hasn't left since. Today, George has become famous, but in spite of himself. Holed up in his castle of books, George has encouraged, fed and housed much of the literary Gotha of the second half of the 20th century.
The documentary begins here, with the story of a shopkeeper, troublemaker and literary cult-figure. As the film develops, the filmmakers draw closer to the man himself. George the historical figure fades; George, the eccentric and solitary bookman steps to center stage. The film begins with George's lifework and legend; it ends in the intimacy of an old man nearing death.
At the beginning of the film, we spy George lording over the writers camped throughout his dilapidated shop; George abuses, pampers and insults them all. We film him among his writers; they in turn talk about George. Other writers, now older, tell stories of George's legendary hospitality, fits of greed, altercations with hapless customers and guests. We witness the intimacy of daily life; guests flirt, write, picnic on the sidewalk, swim in the filthy Seine River, go to bed. Guests scrub the floor, repair the shop and cook--amid a daily fare of literary discussions, poetry readings and political debates. George, omnipresent, is at times overbearing, at times permissive.
George laments his unfinished wanderings, but takes solace in the travelers that have come to him, the world he never explored that knocks on his door. He also regrets his unwritten books. But, according to former employee Karl Orend, George has become an author, of sorts. Not a novelist manipulating characters, but a master of puppets luredinto his real-life theater. As the film draws to a close, George cuddles with two of his favorite girls, tells them a story, recites a poem of his youth and, once again, misbehaves (he sets his hair on fire to avoid an ordeal at the barber). George then hugs the girls and proclaims that the most important thing in life is love and friendship.
The film is a portrait of George Whitman and his bookstore-commune, an extension of the old man himself ("half-angel, half-demon," as George describes himself). The documentary captures the last moments of George's life; the film is our testimony of love for a mad, latter-day saint.
THE HISTORY
The rue de la Bûcherie is one of the oldest streets in Paris. Previously spelled Buscherie and Boucherie, the street was drawn during the 600s when it led to the port aux Bûches, or lumber docks. The cellar dates from the 900s, but the building itself was erected in the 1500s, then called the Maison du Moustier and inhabited by monks. In 1951, George bought the dilapidated ground floor from an Arab grocer and opened up shop. Previously, George sold books out of his room at the Hôtel de Suez, boulevard Saint Michel. The door didn't lock, so when returning home George was often greeted by students stretched out to read. In 1959, George installed electric lights and sales dropped: part of his clientele missed the candlelight atmosphere. Today, the shop is officially open noon to midnight every day of the year; in practice, the doors open when George lumbers down the stairs in the morning.
THE MUSIC
The score is written and performed by Michael Galasso, the American composer featured on the soundtracks of In the Mood for Love and Chungking Express, two films by Hong Kong director Wong kar-Wai. To hear samples of Galasso compositions, or to read a short biography of the composer in English or French, log on to www.michaelgalasso.com.
LANGUAGES
Eighty percent of the film is in English; 20 percent is in French. One version is subtitled in English and another in French.
THE DOCUMENTATION
The filmmakers filmed articles from the Panama press on George's
travels as a young man, original Shakespeare and Company publications
and vintage photographs of habitué writers posing in the shop, gleaned
from private collections in Paris, San Francisco and Los Angeles.
Handwritten notes to George from Anaïs Nin, Jacques Prévert, Langston
Hughes, Julio Cortázar, Paul Bowles, Lawrence Durrell, Allen Ginsberg,
and Howard Zinn have also been filmed. Historical data was researched
at the National Archives, at the Forney Library and at the Historic
Library of the City of Paris.




























